«

»

Imprimer ce Article

40 – Quand l’égo se mêle des affaires du marcheur

Être sur la voie implique que vous avez décidé de vous lever et de marcher. Vous passez donc du stade de l’endormi profond, puis à celui de l’endormi rêveur pour finalement sortir carrément du lit chaud et douillé concocté par la société elle-même dirigée par l’égo… En clair, quand quelqu’un se lève cela veut dire qu’il a au moins entrouvert les paupières et qu’il lui semble voir une lumière au loin.

Et souvent, la raison qui nous pousse à nous lever est bassement matérielle parce que la plus forte que je connaisse est d’aller aux toilettes. En effet, quand la coupe est pleine vous avez 2 solutions : vous levez et allez faire votre petit ou gros besoin ou soit rester sur place et faire sur place. Dans ce dernier cas, il est évident que le manque de courage à se lever se traduira par une dégradation de votre environnement immédiat. Donc la vraie question est : quand la coupe sera-t-elle pleine ?

Pour certains cela ne se fera jamais de tout leur vivant car ils ne savent même pas qu’ils sont au lit en train de dormir… Puis, pour ceux qui en prendront conscience, il se posera alors la question de qui les aidera à sortir du lit tellement ils sont raides comme des piquets et en très petite forme musculairement parlant. Si vous êtes jeune et que vous avez encore des cartilages, ce ne sera pas vraiment un problèmeavec seulement quelques douleurs passagères mais pour les anciens, ça va être une autre histoire…

Maintenant que vous avez pris connaissance du problème “physique”, il faut savoir qu’avant de se lever réellement il aura fallu prendre la décision. C’est donc d’abord une histoire mentale et donc une affaire à régler avec l’égo. Ce dernier aime le confort, la sécurité mais aussi et surtout vous faire rêver parce que l’effort ce n’est pas son truc à lui. C’est la raison pour laquelle la facilité reste son crédo et l’effort son cauchemar.

Ainsi, lors de la station horizontale, les plus courageux osent ouvrir les yeux et lire quelques livres qui leur sont mis à disposition immédiate (style bible dans tous les hôtels). Ainsi, entre les rêves “réels” et les rêveries alimentées par des enseignements guruesques, il se trouve que le malade imaginaire (sinon il ne serait pas au lit) s’imagine que de valeureuses aides angéliques sont mises à leur dispositions (les infirmières).

En effet, et c’est le cas, il y aura des personnes lumineuses habillées tout de blanc qui à tour de bras viendront remplir quelques bouteilles, celle du Ciel par une produit invisible tellement il est transparent et qui se videra nonchalamment dans un tube connecté à une veine quelconque. Et puis, des fois c’est l’inverse, c’est le tube qui remplit la bouteille quand elle est posée plus bas vers la Terre et là c’est nettement plus sombre, plus rouge…

Ainsi l’égo (qui je le rappelle est associé au corps physique) te fait comprendre que le liquide pur et limpide du Ciel c’est pour ton bien et que le liquide rouge qu’ils prélèvent c’est aussi pour ton bien. C’est logique, quand 1 rentre, il faut bien 1 qui sorte sinon soit tu gonfles ou soit tu dessèches ! L’égo veille donc scrupuleusement que tu ne sentes pas grand chose afin de ne pas t’alarmer et c’est pour cela qu’il a fait implanté l’aiguille IN et l’aiguille OUT très tôt dans ta vie. Ainsi, pour toi, il n’y a plus aucune douleur quand on change ou remplit les bocaux.

Maintenant que tu vois le scénario, tu peux imaginer que si tu te décides à t’assoir dans ton lit, ça va foutre le bordel puisque tu te rendras compte de la tuyauterie en place. Néanmoins puisque c’est normal, tu ne te poses pas plus de question que cela. Par contre la station assise te montrera un autre horizon que celui du plafond généralement blanc. Tu verras qu’il existe des dimensions autres et de plus tu auras plus de chance de voir arriver les infirmières.

Certaines te seront sympathiques (celles aux yeux bleus) tandis que d’autres (aux yeux rouges), tu ne les sentiras pas vraiment bien. Bref, avec un peu de gringue, tu arriveras à faire que l’on t’amène un verre d’eau. Découvrant ainsi que tu peux parler à des anges qui te semblent très réels, tu découvriras que verre d’eau après verre d’eau, il va y avoir une impression étrange dans le bas ventre qui va te dire qu’il y a un truc pas normal…

Dans les premiers temps, tu pisseras dans une bouteille ou un récipient mis à disposition mais rapidement tu comprendras que se lever et marcher demande d’abandonner les bocaux du Ciel et de la Terre. Dit autrement, du zombi qui se fait sucer le sang tout en étant alimenté en intraveineuse par du religieux, ça ne le fait pas vraiment ! Certes, dans les débuts du marcheur, la croyance étant telle il emmène avec lui quand même les bocaux avec l’aide d’une infirmière…

Cependant, une fois dans les couloirs, tu découvres qu’il y a des fenêtres et que ces dernières te montrent autre chose que des murs blancs et des autres lits habités. L’envie donc de se tirer pour aller voir demandera donc de virer les bocaux parce qu’au premier escalier rencontré ça ne va pas le faire… Dit autrement, le vrai marcheur est celui qui a abandonné le bocal religieux et le bocal rouge abreuvant les involuants.

Bien j’arrête ici l’image mais vous pouvez la déployer et la développer à volonté afin de prendre conscience comment l’égo et les institutions vous ont ligoté sur un lit d’hôpital afin de vous sucer tout simplement. Forcément tout le personnel hospitalier est au service de l’institution mais quelques infirmières de la Lumière se sont infiltrées et font ce qu’elles peuvent. Cependant les institutions le savent parce que quelques patients se sont déjà tirés et il fallait bien que quelqu’un les aide… Il fût donc décider de prendre des mesures et contre mesures que je vais vous expliquer maintenant.

Puisqu’il est impossible de savoir qui sont les infirmières infiltrées, il faut faire en sorte que les malades tombent dans un piège hautement efficace quand ils commencent à prendre conscience qu’il y a des infirmières. Autant la poche de sang est planquée sous le lit autant le liquide invisible des Cieux l’est puisque placé en hauteur. Ainsi à la moindre ouverture de paupière le rêveur patenté peut prendre conscience de l’invisible. On a donc collé une image religieuse sur le flacon et le tour a été joué.

C’est pourquoi, il y a tant de monde qui suivent les religions et qui prient de toutes leurs forces pour recevoir l’élixir de “vie”. Ainsi dans leurs rêves ce n’est qu’imagerie et confirmation d’imagerie. L’égo s’y sent donc bien puisqu’il est aux commandes de l’ordinateur (le mental-égo là où sont prises toutes les images pour fabriquer les rêves ! Les rêves sont donc effectivement signifiants et il est intéressant de les noter pour voir combien votre égo vous mène en bateau !

Là encore, quelques images d’infirmières pourront venir vous dire autre chose mais c’est assez rare sauf pour ceux qui ont vraiment souvent les yeux ouverts. Bref, pour masquer l’influence pouvant être libératrice pour le marcheur, la solution a donc été de faire en sorte que celui qui vient d’ouvrir les yeux tombe fou amoureux de l’infirmière et en fasse son propre film intérieur.

En gros, on fabrique du fantasme qui amènera obligatoirement à l’idolâtrie c’est-à-dire prendre pour référence absolue une image saisie lors d’un clignement de paupière. L’idolâtrie est le blasphème le plus total que vous puissiez faire parce que vous projetez sur votre écran intérieur exactement ce que veut voir l’égo : une idole, un truc impossible à atteindre surtout pour vous, le celui qui s’aime pas et qui croit qu’il est son corps…

C’est donc tout gagner quand un début de marcheur tombe dans le panneau de l’idolâtrie. Il s’est piégé lui-même. En effet, convaincu par tout ce qu’il voit et entend de son idole, il en devient un mouton encore plus maîtrisable et manœuvrable. Comment un “fan” ne pourrait-il pas être en désaccord avec sa propre projection dictée par son égo. Bref, ledit marcheur prend des vessies pour des lanternes.

Ainsi une infirmière est vue comme un EDL (un Être de Lumière) puisqu’elle est habillée de blanc sur fond blanc (couleur du plafond et des murs). Elle en devient presque invisible et donc vaporeuse et donc éthérique… Premier point et le second est que si le futur marcheur est assis dans son lit ou presque, il verra probablement un autre « malade » qui aura fait de même voire même plus que lui dans la même piaule.

C’est alors que le futur marcheur va écouter attentivement celui qui semble avoir pris de l’avance sur lui car il a la tête plus haute que la sienne. L’égo s’empare donc de cela et comme il adore mettre des niveaux et catégoriser afin de mieux contrôler, il fera en sorte que tu vois l’autre comme un guru. C’est ainsi que le tour est joué !

En effet quand un aveugle (celui qui n’a pas encore marché sur ses propres jambes et sans béquilles) est conduit par un autre aveugle (même moins aveugle), la chance pour qu’ils se prennent un meuble est maximale. Hé oui, le moins aveugle proclamé guru se verra automatiquement embué par son égo, forcément. Or pensez-vous que ce guru aura la volonté de perdre tous ses adeptes en se levant et en allant pisser sur la place publique ?

Hé non, son propre orgueil alimenté par son égo, le maintiendra cloué sur son lit d’hôpital sous peine de n’être plus rien. Voyez combien la musique est bien faite et voyez quels sont tous les écueils de celui qui veut aller aux toilettes par ses propres moyens ? La tâche est presque impossible mais elle est réalisable à la seule condition de ne pas tomber dans les 2 panneaux précités : l’idolâtrie angélique et l’idolâtrie guruesque.

C’est donc la raison pour laquelle je ne donne pas le nom de mes infirmières et encore moins des gurus qui m’ont aidé à aller plus loin car si je le fais vous allez rester scotché dans votre lit de mourant parce que vous vous aurez fait des films tout seul. Les anges, les archanges, les EDL se foutent royalement des étiquettes que vous leur donnez car ils n’ont pas besoin de fidèles puisqu’ils sont libres dans un monde unifié et n’ont plus de ce fait de “faux-égo”.

Secundo, votre aptitude à vouloir gurutiser quelqu’un parce que votre égo a décidé de le mettre plus haut que vous (normal puisqu’il vous rapetisse toujours afin de vous contrôler encore mieux par ses promesses électorales) est le piège à ne pas tomber dedans. Alors pourquoi les EDLN sont-ils heureux et vivent en harmonie malgré toutes les emmerdes qu’on leur cause ?

La réponse est simple : Etant tous des fils du Père, aucun fils n’est plus haut qu’un autre. Cela implique donc que chacun est respecté pour ce qu’il est et que si chacun fait exactement ce dont il a été prévu pour (en suivant sa petite voix), alors il est UN avec le Tout puisque sa volonté n’est ni plus ni moins la volonté du Sans Nom lui-même. D’où cette vigilance a ne pas aller piétiner les platebandes qui ne sont pas prévues pour lui.

En résumé, pour les EDLN, l’idolâtrie dont fait preuve les préhumains est la source principale de toutes les emmerdes qui leur tombent sur le dos, aussi bien à eux les EDLN que les Humains. Mettre quelqu’un en idole entraine non seulement une attitude moutonnesque mais entraine inéluctablement à avoir remis dans les mains d’un autre le pouvoir que le Sans Nom a inscrit en toi. Et ça, si ce n’est pas marcher sur les plates bandes de l’autre, c’est quoi ?

Laurent DUREAU

Lien Permanent pour cet article : http://etresdelanature.fr/40-quand-lego-se-mele-des-affaires-du-marcheur/

«

»